Les voyages de Gaël et Laetitia

Nos pérégrinations vers l'infini et au-delà !

Jour 13 : Mardi 14 Juillet

Wakayama et Koyasan

Nous nous réveillons tôt ce matin : il y a beaucoup de choses à faire aujourd’hui ! Nous avons pour programme de visiter Wakayama ce matin, puis de partir vers la ville de Koyasan, à deux heures de route, pour y arriver avant 17h. Nous avons réservé à Koyasan ce qu’on appelle un shukubo : c’est un hébergement au sein d’un temple bouddhiste, et on y respecte les traditions et horaires du temple. Les moines dînent à 17h, ce qui veut dire que nous aussi !

Vu le peu de temps que nous avons sur Wakayama, nous allons sur l’essentiel : nous nous contenterons de visiter le chateau et son parc.

Nous faisons envoyer nos plus grosses valises à notre hôtel à Osaka, et chargeons les petites dans la voiture pour qu’elles nous suivent à Koyasan, et nous voilà prêt à visiter Wakayama, direction le parc du château ! Nous choisissons d’y aller à pied, c’est à seulement 15 minutes de marche.

En sortant de la gare, un monsieur nous voit nous préparer, vérifier le trajet sur nos téléphones, et vient spontanément nous demander si nous avons besoin d’aide. Il est surpris de voir des étrangers ici et nous demande ce qu’on fait ici, nous parlant en anglais. On discute un peu, principalement de la coupe du monde de football qui a lieu en ce moment, et forcément il nous dit être pour la France maintenant que le Japon a été éliminé 😅 Une drôle de conversation a lieu : le monsieur parlant en anglais, Laetitia répondant en Japonais, les deux s’entraînant dans les deux langues.

Nous quittons le monsieur au bout de cinq-dix minutes, et partons enfin à l’assaut du château !

Après un peu de vadrouille dans la ville, nous arrivons en vue du château.

Nous commençons la visite par le jardin Momijidani Teien. Son nom fait un peu rêver, il doit être magnifique en automne avec les feuilles d’érable qui deviennent rouges (les momiji) !

Nous poursuivons la visite du parc en suivant le chemin qui mène à l’entrée du château. Une petite boutique de souvenirs juste devant permet une bouffée d’air frais bienvenue. Il n’est même pas midi, et nous sommes déjà en nage. La Corée nous semble fraîche comparée à cette chaleur moite. Nous achetons quelques souvenirs, mais décidons de ne pas visiter l’intérieur du château, étant donné la matinée déjà très avancée, et nous contentons d’en faire le tour.

Nous continuons l’exploration du parc, passons par un zoo qui nous fait un peu peur. Le zoo fait vieillot, les enclos sont tout petits et sont (heureusement ?) désertés. Aucun animal en vue. Pourtant, il n’est aucunement marqué en ligne que le zoo est fermé. Nous savons que le Japon n’a pas le bien être animal comme priorité, mais c’est triste de voir un zoo aussi miteux.

Nous finissons de visiter le parc et trouvons un tout petit sanctuaire caché au milieu.

Nous pouvons également traverser un long pont boisé couvert, et il faut retirer ses chaussures pour cela.

Après notre visite du parc, nous partons à la recherche d’un restaurant pour manger. Nous étions passé à l’aller devant un restaurant d’udon et de tempura qui avait l’air plutôt bon.

Petit point sympa que Laetitia remarque : le staff est quasiment 100% féminin ! C’est suffisamment rare au Japon pour être notifié.

Laetitia prend une soupe d’udon froid avec des tempura et des mochi pané, et Gaël une assiette d’udon à tremper dans un bouillon avec des tempura et du riz.

Après ce repas très bon, nous rentrons récupérer la voiture et partir en direction de Koyasan. Nous devons y être avant 17h, et il est déjà 14h, il nous faut nous presser.

Nous retournons à la gare et allons à la borne pour payer le parking, et cette fois, nous avons bien nos espèces pour régler…

Mais la machine refuse d’avaler le ticket. Elle le recrache immédiatement, nous disant uniquement (en japonais bien sûr) de réinsérer le ticket. Panique à bord. Nous allons à l’accueil de l’hôtel (qui nous avait appliqué un tarif réduit en tant que client), et expliquons notre problème. La réceptionniste nous conseille d’aller directement à la sortie du parking et d’expliquer notre problème à l’interphone…

Panique à bord bis !

Nous sommes au Japon, dans certes la capitale d’une préfecture… Mais nous sommes loin d’être dans une grande ville. Ce qui veut dire que de l’autre côté de l’interphone, ça ne parle probablement pas anglais… Laetitia prépare mentalement son discours en japonais pour expliquer le problème, et nous voilà à la sortie du parking, Laetitia au téléphone (oui car c’est un téléphone à fil !!) avec le gardien du parking pour pouvoir sortir.

Après avoir compris à peu près 50% de la conversation mais surtout avoir réussi à se faire comprendre et à indiquer que nous avions droit à une réduction au parking, nous pouvons enfin payer et sortir ! Que d’aventures avec ce parking…

Après une bonne demi-heure de perdue avec ce problème, nous prenons enfin la route vers Koyasan.

Nous avons environ 1h30 de route de Wakayama à Koyasan. On quitte rapidement l’autoroute pour s’enfoncer dans des routes qui sillonnent la montagne. On monte rapidement en altitude et, soudain, nous voyons un temple derrière la route. Nous nous arrêtons à une petite boutique juste à côté sur le bord de la route, et allons explorer les lieux.

Il n’y a personne, ça fait un peu abandonné, et pourtant le temple est bien entretenu.

Tiens… C’est quoi ça ?

Il faut grimper de nombreuses marches pour aller découvrir ce qui se cache là haut !

Une fois en haut, une grande statue d’un boddhisattva nous attend.

Malheureusement, on se fait un peu trop embêté par les moustiques et autres insectes pour s’attarder très longtemps, sans compter qu’avec nos mésaventures de parking, nous avons perdu pas mal de temps à Wakayama, qu’il est déjà 16h15, que nous devons être à Koyasan avant 17h, et que nous voulions jeter un oeil à la boutique en contre-bas ! Heureusement, nous ne sommes plus très loin de notre destination.

Dans la boutique, Laetitia résiste à l’envie d’acheter cette petite peluche loutre trop mignonne (qui porte une clémentine dans son dos avec écrit dessus « J’ai acheté des clémentines à Wakayama »).

Nous arrivons pile à l’heure à Koyasan après encore quelques routes sinueuses dans la montagne. Nous sentons que nous sommes un peu plus en altitude, l’air est bien moins étouffant et ça fait beaucoup de bien. Nous nous garons à proximité du temple où nous allons séjourner (le shukubo), qui est déjà très joli de l’extérieur.

Nous sommes accueillis par un moine qui nous explique les règles du temple. Le dîner a lieu à 17h30, puis à 18h30 nous pouvons assister à une visite de nuit du cimetière de Koyasan, qui est très réputé pour ses tombes et son histoire. Le couvre-feu a lieu à 22h, après quoi les portes du temple sont fermées pour la nuit. Après cette heure-ci, il faut également ne plus faire de bruit. Nous pouvons participer si nous le souhaitons à une messe bouddhiste demain matin à 6h30 du matin pour réciter des sutras avec les moines.

Le moine nous amène à notre chambre.

Nous avons une salle de bain dans notre chambre, ce qui n’est pas le cas de toutes les chambres du temple. Il y a une salle de bain commune à côté des onsens, les bains chauds japonais.

En attendant l’heure du dîner, on peut apprécier un thé avec une jolie vue sur le jardin.

Et nous visitons un peu le jardin.

A 17h30, le dîner est annoncé ! Nous mangeons assis par terre sur les tatamis, comme les moines, selon le régime traditionnel bouddhiste : vegan. C’est très varié, un peu différent que ce dont on a l’habitude de manger, mais c’est très bon.

Il y a du riz, de la soupe, du tofu, de l’aubergine, des légumes frits en tempura, des petits accompagnements qui nous rappellent les banchan sud-coréen.

Autour de nous, que des touristes étrangers (on s’en doutait un peu) mais surtout, à part une famille d’italiens, ce ne sont que des français ! C’est assez drôle de se retrouver entre quasiment uniquement ressortissants du même pays si loin de chez nous.

Après le dîner, nous prenons un bus pour faire la visite du cimetière Okuno-in, guidé par le moine du temple. Il nous explique que c’est le plus grand cimetière du Japon, et là où se trouve le mausolée d’un des moines fondateurs du culte bouddhique au Japon, Kobo Daishi. La légence dit que Kobo Daishi n’est pas vraiment mort, il médite simplement dans sa tombe dans l’attente du prochain Bouddha, et que toutes les âmes reposant auprès de lui seront les premières à le suivre. Koyasan est donc une ville importante de pèlerinage pour les bouddhistes, et dans ce cimetière se trouve également les tombes de personnages importants de l’histoire du Japon comme Oda Nobunaga ou Toyotomi Hideyoshi, des samourai ayant œuvrés pour l’unification du Japon.

La visite commence par une allée de tombes à l’effigie… d’entreprises ! De grandes entreprises comme Nissan installent des monuments pour commémorer la vie de leurs employés défunts qui ont consacré leur vie à travailler pour elles.

Dans le bouddhisme, on croit également à la réincarnation, et que toutes formes de vie peut se réincarner en n’importe quelle autre forme de vie. C’est ainsi qu’une entreprise de désinsectisation a érigé un monument pour les cafards qu’ils exterminent, car ces cafards pourraient se réincarner en humain…. et inversement 😅

Nous entrons dans une partie un peu plus sombre du cimetière, bordée d’immenses arbres. Avec la nuit qui tombe, le lieu commence à devenir mystique.

Nous finissons la visite du cimetière par la visite du mausolée de Kobo Daishi. Pour cela, il faut traverser un pont au-delà duquel il est interdit de boire, manger, parler ou prendre des photos. Cette visite se savoure en pleine conscience, ou en spiritualité pour certains. Le mausolée est illuminé de milliers de lanterne dont certaines brûlent sans interruption depuis des siècles.

La nuit tombée, notre visite du cimetière se termine. Nous rentrons au temple.

Nous avons encore un peu de temps pour visiter un grand temple juste en face de notre shukubo.

Après cette courte visite de nuit, nous rentrons au shukubo pour mettre nos yukata et aller prendre une douche bien mérité… et surtout un bon bain chaud !

Un onsen, c’est bien. Un onsen où on est tout seul, c’est encore mieux ! Les autres clients du shukubo sont tous déjà partis au lit apparemment.

Nous profitons du bain chaud, du thé en libre service, de la petite salle de repos attenante au onsen, puis vient l’heure d’aller prendre un peu de repos bien mérité.

Nous avons prévu de participer à la cérémonie bouddhiste de demain matin, et le réveil doit être tôt ! Nous nous endormons sur nos futons (spoiler, ce n’est pas très confortable), et nous reposons en vue d’une nouvelle journée bien remplie.

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